Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête Livre

Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête. Des inédits sur les commissaires aux comptes, sur les comptes, sur le contrôle interne, sur les chiffres de la fraude. Livre en vente sur Amazon.

28 novembre 2008

Commentaire sur un article de l'AFP du 28 novembre "SocGen : Jérôme Kerviel interrogé par le juge sur ses "contradictions"

La confrontation qui devait être prévue avec le représentant juridique de la Société Générale, Gérard Gardella (les avocats de JK lui auraient préféré Daniel Bouton), semble être repoussée au 8 décembre prochain.

Le juge Van Ruymbeke aurait interrogé Jérôme Kerviel sur la contradiction qui consiste à dissimuler les positions non-autorisées hors norme toute l'année 2007 tout en affirmant que sa hiérarchie était au courant, ou plutôt selon la version "ne pouvait pas ne pas savoir".

Toute connaissance minimale technique du dossier doit permettre de comprendre que sans dissimulation, les services de contrôle des risques et les services comptables n'auraient pas manqué d'alertes insurmontables. Même si les nombreuses alertes avec dissimulation n'ont pas suffi. Déjà qu'avec dissimulation il y avait moult alertes, alors imaginez sans.

En effet, impossible par exemple de savoir que le résultat au 30 juin 2007 était aggravé par 2 milliards d'euros de perte et, pour toute la Direction Financière, de ne pas découvrir d'où cela vient.

La présentation d'une telle "contradiction" me semble par conséquent douteuse.

Le sujet technique mérite une meilleure approche, malheureusement escamotée ici et là.

Ce matin même, à la vue de mon livre, une personne qui me dit travailler en tant que journaliste pour l'AFP prétend bien connaître le sujet. A ce qu'elle croît. En deux phrases elle montre sa méconnaissance du sujet. Elle pense que les supérieurs étaient au courant dès le début 2007, parce que JK faisait des gains et qu'il était donc ainsi protégé. Faux sur ce dernier point en tout cas, je lui annonce que les positions du trader étaient en perte de 2 MdE fin juin 2007, elle ne le savait pas ! Cela n'a pas eu l'air de la troubler.

Le problème dans cette histoire, c'est que beaucoup de monde croît savoir alors que le sujet est techniquement très complexe et nécessite une rigueur et une précision dans les éléments connus du moins, ce qui n'est pas le cas.

Même les 4 autres livres rédigés par des journalistes ayant pignon sur rue et éditeurs sont truffés d'erreurs techniques.

http://olivierfluke.canalblog.com/archives/autres_livres/index.html

Pour ce qui concerne la poursuite de la procédure judiciaire, JK devrait à nouveau être entendu le 17 décembre sur les aspects techniques du dossier. Espérons qu'une expertise informatique du débouclage aura pu être obtenue.

Autre élément qui m'intéresse dans l'article de l'AFP "Jérôme Kerviel a pris des positions cachées sur les marchés qui culminaient à 50 milliards d'euros au moment de leur découverte le 20 janvier".

Enfin des journalistes font le lien entre ce montant et sa date de valorisation. Ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.

Je rappelle le rapport de l'Inspection générale Mission Green de mai 2008 en page 4 "2008 : constitution entre le 02/01 et le 18/01 d'une position longue de futures sur indices de 49 GEUR découverte le 20 janvier".

Oui au moment de leur découverte les positions étaient valorisées à 49 MdE, un peu au-dessus même. Mais les engagements constitués s'élevaient jusqu'à 52 milliards d'euros.

C'est incroyable que ce chiffre de 52 milliards d'euros qui représente la valeur brute des engagements n'intéresse personne. Imaginez seulement que le 18 janvier au soir la valorisation nette soit de 5 MdE et le brut de 52 MdE (sait-on jamais si cela avait été des options de nature telle qu'elles aient pu être dévalorisées ainsi), croyez-vous que l'on n'aurait pas entendu parler de ce chiffre de 52 ? Mais bien sûr.

Dès le début la Société Générale a fait de l'amalgame concernant le montant des engagements pris par JK en 2008, en communiquant sur sa valorisation nette, mais sans le préciser.

Et je suis désolé, mais dire qu'on prend une position sur une période de 49 MdE, c'est faire comprendre que les engagements pris se sont élevés à 49 MdE. Or ce n'était pas le cas !



27 novembre 2008

Article du Parisien Les embarrassantes négligences des collègues de Kerviel

Le 27 novembre 2998, Le Parisien révèle (http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-embarrassantes-negligences-des-collegues-de-kerviel-27-11-2008-323356.php) quelques extraits des protocoles d'accord signés entre la Société Générale et 5 collègues de Jérôme Kerviel.

Cette problématique a déjà été commentée dans ce blog le 19 novembre dernier http://olivierfluke.canalblog.com/archives/commentaires_sur_des_articles_de_presse_ou_des_publications/index.html suite à un article de l'AFP concernant le même sujet.

Des précisions sont apportées dans l'article du Parisien.

Au total 2 millions d'euros net répartis entre les 5, soit entre 476 217 et 678 000 €.

Le prix du silence. Après un exercice plutôt réussi de transparence avec les rapports de l'Inspection de la banque, c'est le retour aux fondamentaux. Des pratiques de place nauséabondes, qui sentent mauvais mais dont l'odeur n'effraie pas ceux qui s'en approchent.

Le club des 5 se voit reprocher des manquements.

Untel aurait fait preuve d'"importantes insuffisances et des lacunes dans le suivi et la supervision de l'activité dont il avait la responsabilité".

C'est donc probablement le n+1 (Eric Cordelle) ou le n+2. Le n+1, Eric Cordelle ? Comment ces personnes auraient-elles pu avoir le toupet de demander autre chose que du goudron et des plumes ? Dans quel monde vit-on.

Autres reproches, ceux-là sans doute pour des collègues de JK : "un manque de rigueur et de transparence évident dans l'exercice de ses fonctions et plus particulièrement dans la gestion de son portefeuille", ou bien sur la pratique des transferts de résultats d'une année sur l'autre.

C'est d'une moralité abjecte, et non seulement la Société Générale a fait preuve de graves déficiences dans de nombreux domaines, mais, en rémunérant ce qui est mal par un bien, quelle morale nous enseigne-t-elle ?

Le matraquage publicitaire actuel avec les contes de fée des bankers stories, c'est du grand guignol.

C'est le silence de ces messieurs qui est acheté. Allez comprendre alors dans quel état d'esprit un emprunteur se trouvera en s'étant vu refuser une demande de prêt.

Enfin, si la moralité de cette histoire c'est "le silence a un prix". alors plus on en sait, plus ça vaut cher. Et qui en sait le plus ? Jérôme.

Par ici la monnaie ?

C'est scandaleux !

Ajouté le vendredi 28 novembre

Silence acheté ou pas, les contrats de travail sont théoriquement soumis à des clauses de devoir de réserve et de confidentialité.

19 novembre 2008

Commentaire sur l'article AFP "SocGen: polémique sur les indemnités de départ des licenciés de l'affaire Kerviel "

Commentaire sur l'article AFP "SocGen: polémique sur les indemnités de départ des licenciés de l'affaire Kerviel " http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=6108195

Selon Caroline Wassermann, avocate de JK, des enveloppes de 2,5 millions d'euros auraient été versées à quatre des cinq salariés licenciés.

Parmi ces salariés licenciés figuraient des personnes responsables de la supervision du trader.

Les transactions visées étaient au final "inférieures aux six mois d'indemnités prévus par la loi pour des licenciements sans cause réelle ou sérieuse", selon l'avocat de la Société Générale Maître Veil.

Rappelez-moi une chose Maître Jean Veil, dans le rapport de l'inspection de la banque que vous défendez daté de mai 2008 :

"S'agissant du front office ... la supervision de JK s'est avérée défaillante, surtout depuis 2007, en dépit de plusieurs alertes fournissant motif à vigilance ou à investigation."

Non mais de qui se moque-t-on ?

La banque juge que la supervision a été défaillante et des supérieurs hiérarchiques sont licenciés avec une indemnité comparée à la norme de ceux licenciés sans cause réelle ou sérieuse.

Et les traders qui manipulent leurs résultats en fin d'année (cf article dans Libération du 18 novembre 2008), ils ont aussi été licenciés sans cause réelle ou sérieuse ?

C'est lamentable !

Mauvaise foi, incompétence, compromission, que d'ingrédients pour un gloubi boulga bien indigeste.

Clients et actionnaires ! Barrez-vous !

Commentaire sur l'article de Nicolas Cori dans les cordons de la bourse sur le débouclage

Mes travaux sur l'incohérence des données chiffrées sur le débouclage des positions de janvier 2008 se sont avérés pertinents.

Mon commentaire sur l'article rédigé dans les Cordons de la bourse http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/

Qui a perdu 4,9 millairds d'euros à la Société Générale ?

"De nouveaux chiffres sur le débouclage !

Mes travaux révélés dans le livre "Fraude à la Société Générale Compléments d'enquête" voir le blog http://olivierfluke.canalblog.com
avaient notamment démontré l'incohérence des données chiffrées publiées par la Société Générale concernant le débouclage.

Le nominal des engagements de janvier 2008 (49 MdE), les % de débouclage du 21 au 23 janvier 2008, la perte de 6,4 MdE, tous ces chiffres étaient incohérents.

La Société Générale que j'avais interrogée très précisément sur ce sujet m'avait pourtant affirmé que tout était correct. Et validé par les commissaires aux comptes de surcroît.

Or, qu'apprend-on par l'intermédiaire du rapport de la commission bancaire que j'aurais bien aimé consulter ?

Que le débouclage ne s'est pas cantonné du 21 au 23 janvier 2008. Que 10 000 contrats FDAX ont été débouclés le 24 et le 25 janvier2008.

Première confirmation : les dates de débouclage communiquées étaient fausses

Mais ce n'est pas fini.

Un total de 99 924 contrats FDAX annoncé ? Mes calculs montraient 89 955 du 21 au 23 janvier 2008. Aux approximations d'arrondis des % de débouclage, si on ajoute les fameux 10 000 contrats FDAX du 24 et du 25 janvier 2008, cela colle.

Sauf que le 24 et le 25 janvier 2008, les cours FDAX ont encore dévissé. Ce qui a aggravé la perte totale. En effet le cours settlement FDAX donne : 23 janvier 2008 6 500,22 ; 24 janvier 2008 : 5 875,8 ; 25 janvier 2008 : 5 869. Une estimation grossière de la perte supplémentaire par un débouclage les 24 et 25 janvier 2008 au lieu du 23 de ces 10 000 contrats fournit un chiffre de 0,4 MdE. Contactez-moi pour plus de détail.

Donc information importante : la perte a été majorée par un débouclage plus lent que celui annoncé. (FAUX si couverture par stratégie short sur FESX ajouté le 20 novembre).

Un total de 742 944 contrats FESX annoncé ? Mes calculs à partir des % de débouclage montraient 786 970. Même avec une imprécision cumulée sur les arrondis de % de débouclage à 0,1% près, cela joue sur 11 000 contrats environ, pas 44 026.

Deuxième paramètre qui semble erroné par conséquent : les % des volumes des positions débouclées sur le marché future DJEurostoxx50 FESX des 21 au 23 janvier 2008.

Enfin, même avec ces nouvelles informations, le nominal annoncé des engagements de 49 MdE et la perte de 6,4 MdE sont incohérents avec les cours observés. Avec ces nouvelles données d'ailleurs, la valorisation des contrats au 18 janvier au soir est toujours de 49,4 MdE environ. Ce qu iest une valeur nette, ce qui prouve bien que les engagements étaient forcément supérieurs.

Troisième paramètre qui semble erroné : soit le nominal de 49 MdE (qui pourrait être selon mes calculs de 52 MdE), soit la perte.

Cela fait quand même beaucoup d'incertitudes et d'incohérences sur un sujet aussi grave qui devrait être cadré et bordé de toute part.

Merci de m'avoir lu."

Rectification : la perte supplémentaire estimée du débouclage le 24 et 25 janvier par rapport au 23 janvier est de 0,16 MdE et non de 0,38MdE (0,4 MdE). 0,4 MdE c'est la perte estimée par rapport au 18 janvier 2008 des 10 000 contrats FDAX.

Ajouté le jeudi 20 novembre

les 0,16 MdE c’est sans parler de la couverture par la stratégie Long Short avec le FESX pour les FDAX restant à dénouer.
Mais cette histoire de couverture, c’est bien gentil, mais difficile de comprendre comment, alors que déjà la SG cherche à ne pas trop peser sur le marché, et qu’elle tente de liquider le maximum de contrats de futures FESX (DJ Eurostoxx 50) du lundi 21 au mercredi 23 janvier, difficile de comprendre donc comment la SG se positionne également sur 1,5 MdE de futures FESX (même en position short)dans le même temps. Même si le FESX était soi-disant plus liquide. Globalement les % de volumes de débouclage communiqués étaient d’ailleurs supérieurs pour le FESX que pour le FDAX du 21 au 23 janvier. Enfin pourquoi pas.
Question pertinente de N Cori : pourquoi ne pas tenter de shorter le future Eurostoxx 50 dès le début ?
Ou même le future CAC 40, encore mieux puisque ce n’est pas chez Eurex ! Et d’ailleurs si cela avait été fait comment pourrait-on le savoir ?
Sous-entendu, la stratégie de débouclage de la SG a influé sur la perte finale ! Cette histoire de couverture Long/Short que la SG s’était bien gardée de préciser jusque là est là pour étayer ce raisonnement.

Autres zones d'ombre :

Premièrement, y a-t-il eu des contreparties OTC hors-marché ? Qui, pour combien, comment, pour quel coût ?

Deuxièmement, qui a été bénéficiaire des 6,4 MdE de pertes voir mon article sur ce sujet http://olivierfluke.canalblog.com/archives/qui_a_profite_des_6_4_milliards_d_euros_de_perte__/index.html

Dernière remarque sur l'attitude de la SG lorsque je l'ai interrogée sur l'incohérence des données chiffrées :

La première édition de mon livre a été publiée début mai 2008. C'est courant avril que j'ai adressé par mail mes questions à la communication SGCIB de la SG. "Pouvez-vous confirmer la pertinence de l'ensemble de ces paramètres ?" Les 49 MdE d'engagement, la perte de 6,4 MdE, mes % de volumes de débouclage. Car ces paramètres étaient incohérents entre eux.

Par téléphone, la SG m'a indiqué que j'étais le premier à m'intéresser au débouclage. Au mois d'avril, j'étais certainement pas le premier à les contacter. Et on voit depuis quelques semaines par les avocats de JK et les articles parus que le débouclage intéresse maintenant pas mal de monde.

J'ai insisté, je leur ai dit "mais non les chiffres ne collent pas entre eux, vous êtes sûrs que les engagements de 49MdE c'est pas le net au 18 janvier ?". Réponse, non non tout va bien.

Incompétence ou mauvaise foi ?

Bref, la SG n'a pas voulu s'embarrasser. Car si la perte de 6,4 MdE est correcte, c'est le montant des engagements qui ne l'est pas. 49,4 (engagements nets au 18 janvier) +2,7 (perte latente au 18 janvier) cela fait 52,1 MdE. Ce sont les engagements non-autorisés qu'a pris Jérôme Kerviel en 2008 et qui ont été débouclés la semaine du 21 au 25 janvier 2008. Point barre.

La communication de 49 MdE d'engagements était fausse. Extrait du rapprot Green de mai 2008 "2008 : constitution entre le 02/01 et le 18/01 d'une position longue de futures sur indices de 49 GEUR"

C'est faux, ce n'est pas 49 GEUR, c'est 52 GEUR.

Alors soit on considère que dans l'affaire de la perte de trading suite à dissimulation la plus élevée de toute l'histoire que ce n'est pas important, soit on a l'exigence de la part de banquiers qui manipulent les chiffres dans leurs tiroirs de précision, pertinence et fiabilité.

Ce n'est pas le cas !

18 novembre 2008

Articles dans Libération du 18 novembre 2008 par Nicolas Cori "Ce que savait la Société Générale"

Il semblerait que la perspective de clôture de l'instruction de l'affaire Société Générale - Kerviel par Renaud Van Ruymbeke ait poussé les avocats de la défense à contacter le journaliste de Libération Nicolas Cori pour mieux faire entendre leur son de cloche :

"sa défense va faire de nouvelles demandes d'actes : ouverture de scellés encore fermés, expertises informatiques, auditions d'autres scellés encore fermés."

En ce moment la Société Générale arrose de publicités les radios, les télés, il sera intéressant de voir si les pubs Sogé vont se poursuivre à Libé.

L'enjeu de ces articles, faire en sorte que les demandes en cours soient prises en compte par Renaud Van Ruymbeke, et éviter que l'instruction ne soit close.

L'article "Les quatre péchés de la Générale" énumère 4 thèmes qui doivent illustrer toute la responsabilité de la banque.

Thème 1 les alertes liées aux opérations de JK

Rappelons le rapport de l'Inspection Générale de la banque de février 2008 "procédures respectées mais pas d'initiative prise pour s'assurer de la véracité des affirmations de JK et des corrections qu'il a suggérées, même lorsque celles-ci manquent de vraisemblance. lorsque la hiérarchie a été prévenue, elle n'a pas réagi."

Alerte n°1 dans l'article "indiquer avoir fait une transaction avec Clickoptions", cas du 12 avril 2007 par Delia Boulachin, membre de l'équipe conso à la direction financière (Dont Frédéric Oudéa était le Directeur, promu depuis Président je le martèle !!!), avec 826 331 K€, montant démesuré par rapport à l'activité de Clickoptions. "Le numéro de trade ne correspond à rien dans notre système de gestion".

C'est dire à quel point le n'importe quoi pouvait avoir longue vie dans cette banque !

Il suffit que JK réponde qu'il s'est trompé pour que cela passe.

Alerte n°2 écrit le 30 mai, "problème avec 7 opérations qui atteignent 7 milliards d'euros", l'écart atteint 11 milliards d'euros noté le 15 juin, et un nouvel écart de 790 millions d'euros sur le résultat noté le 12 juillet.

Thème 2 Jérôme Kerviel spéculait sans se cacher

La vraie question est de savoir si les engagements de plusieurs dizaines de milliards d'euros pris plusieurs fois en 2007 étaient eux connus.

"Quelques centaines de futures", cité dans l'article, ce n'est pas 150 000 contrats DAX par exemple pris au deuxième trimestre 2007 pour atteindre des engagements de 30 milliards d'euros.

Thème 3 Manipulation des résultats des traders d'une année sur l'autre

Ce thème là permet de montrer à quel point :

- les commissaires aux comptes feraient mieux d'effectuer un "full audit" de tout ça et dans toutes les banques parce qu'il n'y a pas de raison que les traders dans les autres banques ne soient pas de la même pâte.

- la notion de manipulation est très développée dans ces métiers, on manipule les opérations, on manipule les résultats, on manipule beaucoup trop de choses, et cela donne un sentiment de toute-puissance qui amène des catastrophes in fine.

Thème 4 la perte aurait été accrue par les conditions de la liquidation des positions

D'après l'article, "selon la Commission Bancaire, la position de Kerviel était évaluée à -2,7 milliards d'euros quand il a été découvert".

C'est -2,5 MdE dans mes travaux sur le débouclage, ce qui ne modifie pas mes conclusions montrant que les données chiffrées du débouclage (49 milliards d'euros de nominal, 6,4 MdE de perte, % de volumes de transactions) sont incohérentes entre elles.

L'article cite la Commission Bancaire selon laquelle Maxime Khan n'avait pas été informé qu'il allait traiter l'argent de la banque et croyait qu'il s'agissait de l'argent d'un client.

L'auteur de l'article en déduit qu'il n'aurait donc pas prêté autant d'attention aux pertes de l'opération.

Soit la Société Générale laisse écrire cela sans attaquer son auteur pour diffamation, soit, client de la Société Générale, barrez-vous !

De plus, alors qu'il devait respecter une totale confidentialité, il aurait opérer toute une matinée sur son poste de travail, en pleine salle des marchés. Pas trop confidentiel en effet.

Autre information intéressante dans l'article "Une instruction à sens unique"

L'article pose la question de l'incidence sur l'objectivité de l'instruction de la menace de centaines de millions d'euros d'amende par une class action menée aux Etats-Unis contre la Société Générale.

"Aucune expertise indépendante, ni informatique, ni comptable, pour vérifier la réalité de la perte déclarée par la Société Générale n'a été ordonnée."

Et ce d'autant plus que mes travaux montrent que les données chiffrées du débouclage sont incohérentes. Qu'il est maintenant connu que la période de débouclage initialement annoncée du 21 au 23 janvier 2008 a débordé sur les 24 et 25 janvier 2008.

Et d'autant plus également que le débouclage des positions de Boris Picano-Nacci aux Caisses d'Epargne ayant causé une perte de 751 millions d'euros a montré des accords hors-marché OTC entre banques, notamment avec la Société Générale. De tels accords auraient-ils pu accroître le montant de la perte ?

Espérons que les avocats de la défense puissent obtenir cette expertise indépendante pour que la pleine lumière soit faite sur cette affaire.

17 novembre 2008

Caisses d'Epargne : du nouveau dans l'article du Monde du 13.11.08 Le trader ...évoque "la mauvaise foi" de l'Ecureuil

Caisses d'Epargne : du nouveau dans l'article du Monde du 13 novembre 2008 "Le trader à l'origine d'une perte de 751 millions d'euros évoque "la mauvaise foi" de l'Ecureuil

L'article rédigé par Gérard Davet et Anne Michel http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/13/le-trader-a-l-origine-d-une-perte-de-751-millions-d-euros-evoque-la-mauvaise-foi-de-l-ecureuil_1118108_1101386.html comprend :

1) des extraits du rapport de la Commission bancaire daté du 29 octobre versé au dossier d'instruction.

2) des extraits des procès-verbaux de déposition du trader Boris Picano-Nacci dont Le Monde a eu connaissance.

Manifestement le journal Le Monde a ses entrées à la brigade financière puisque c'est Le Monde déjà dans l'affaire Kerviel qui avait publié les extraits des premières dépositions du trader à la brigade financière.

Extraits des conclusions du rapport de la Commission bancaire et mes commentaires :

"Le dispositif de contrôle interne destiné à suivre cette activité présente de graves lacunes ...aucun calcul indépendant du résultat quotidien n'est effectué"

"Le dispositif de limites est insuffisant et s'appuie sur des indicateurs biaisés"

La Direction doit être tenue responsable de l'insuffisance des dispositifs de contrôle interne.

"Ordre avait été donné à la fin juin de fermer l'activité et de gérer ce portefeuille en extinction, pour préserver le résultat acquis. Le trader a clairement outrepassé cet ordre à partir de la mi-septembre."

La responsabilité du trader est clairement annoncée par cette dernière phrase. Comment en effet concilier la préservation du résultat acquis et la génération de 751 millions d'euros de perte de trading ?

"Un contrôle interne adéquat aurait permis de s'en rendre compte immédiatement, et donc d'éviter les pertes."

Extraits de la déposition de Boris Picano-Nacci du 29 octobre 2008 et mes commentaires

"Je pense que la CNCE (Caisse nationale des caisses d'épargne) est de mauvaise foi (...)" son plan de gestion a été "validé par des opérationnels". "Comme la CNCE a perdu de l'argent, c'est une manière de dire au grand public que chez eux, tout va bien, que les pertes sont dues à un trader fou."

"Tout dépend de ce qu'on entend par gestion extinctive, pour moi c'était accompagner les positions au fur et à mesure afin de les déboucler en totalité au 31 décembre 2008"

"Mes positions supprimaient du risque normal pour rajouter du risque extrême mais ces opérations ont été faites au vu et au su de tous et ne m'ont pas été reprochées à l'instant. On me les a reprochées quand j'ai perdu de l'argent."

Rajouter du risque extrême à du risque normal, curieuse manière de respecter une gestion de type extinctive, puisque l'activité de la salle de marchés devait se terminer fin 2008.

Cela m'étonnerait que dans le plan de gestion "validé par des opérationnels" cette notion de risque extrême ait été mise en avant !

"Je n'ai signé aucune limite, à ma connaissance il n'y en avait pas (...) seule une limite calculée sur les risques. Si je faisais 20 ou 30 millions d'euros de P & L (résultat) c'était déjà une bonne année (...) Je ne m'étais pas imposé de réelles restrictions, j'essayais de prendre des engagements en adéquation avec mes objectifs de performance."

C'est typique du sentiment de toute puissance et d'absence de limite que ces personnes ont : "je ne m'étais pas imposé de réelles restrictions". Le problème, c'est que dans ce monde fou des traders, ni les supérieurs ni la Direction n'ont cadré ces dérives, alors qu'il y en avait besoin. Et pourtant, même en étant prévenus après l'affaire JK à la Société Générale, le Casino Royale a continué.

Ses supérieurs hiérarchiques étaient-ils au courant de ses "nouvelles positions" prises sur les marchés ? "Je pense qu'il savait, déclare Boris Picano-Nacci en parlant de son responsable direct, même si je ne le lui ai pas dit expressément et que je n'avais pas à le faire".

"Que je n'avais pas à le faire" .. on dirait que cette personne n'avait de compte à rendre à personne finalement, et à la fin, il est à l'origine d'une paume de 751 millions d'euros. Si ça se trouve Boris¨P est encore fier de ce qu'il a fait, c'est fou !

Par ailleurs, le trader tente de justifier ses choix d'investissement. Il affirme qu'il pensait faire gagner de l'argent à sa banque, en pariant sur une atténuation de la crise boursière : "Il s'agissait de dire (...) que la volatilité allait continuer à monter jusqu'à un certain point et les marchés allaient continuer à baisser jusqu'à un certain point. C'est pour prévenir ces mouvements que de nouvelles positions ont été prises (...) Au moment où j'ai pris la position mes engagements en terme de sensibilité étaient normaux mais ils ont explosé le 10 octobre." S'il avait pu imaginer que le risque extrême se réalise, assure-t-il, "je n'aurais pas pris ces positions".

Mais il n'avait pas à faire gagner de l'argent à sa banque puisqu'il s'agissait d'une activité qui devait s'éteindre fin 2008 ! Il a fait un pari qui s'est avéré perdant, mais il n'avait pas à parier.

Selon l'article, le trader aurait perçu 68 000 euros de bonus en 2006 et 2007.

Toujours pareil, tant que ça ne perd pas, ça gagne, et quand ça perd, salut tchao à la prochaine. Résultat, les Caisses d'Epargne ont versé 134 000 euros de bonus à un salarié qui leur a fait perdre 751 millions d'euros en 2008.

Il faut changer tout ça !

Posté par Olivier Fluke à 17:28 - Pertes aux Caisses d'Epargne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2008

Médias, enseignants, monde des affaires : le mélange des genres. Application à la fraude à la Société Générale

Médias, enseignants, monde des affaires : le mélange des genres. Application à la fraude à la Société Générale

Media, teachers, business: the mixture of genres. Application to fraud at Société Générale (for english, please use translator tool)

Le livre Tsunami L'article sur l'ONG n'aura pas lieu démontrait, dans le cas de la découverte par l'auteur de l'incorrecte utilisation de dons du tsunami par certaines ONG, les liens ténus entre médias, ONG, entreprises privées et organismes publics. Liens qui ont abouti à la non-révélation des faits.

Sujet politiquement incorrect, sans doute était-ce la raison qui avait motivé les médias concernés de s'abstenir de faire leur travail, qui consiste à INFORMER.

Résultat, un niveau d'impunité qui permet à certains acteurs de poursuivre leur action en rendant des comptes à leur guise, sans qu'un grain de sable ne puisse les perturber.

Dans l'affaire de la fraude à la Société Générale, plus question du politiquement incorrect.

Mais la frontière entre médias et le monde des affaires est floue là encore.

Examinons le cas de la Société Générale et de l'affaire JK.

1) Effacé pour cause d'erreur

2) Jean de Belot, consultant indépendant travaillant pour la Société Générale est régulièrement invité sur la radio BFM au 9 10 de Stéphane Soumier. L'une des émissions où il a été invité avait pour thème l'affaire Kerviel, et il ne s'est pas gêné pour défendre la Société Générale. C'est de bonne guerre.

Le cas des cabinets de commissariat aux comptes est intéressant. De plus en plus ils organisent, participent à des colloques et conférences en lien avec des médias.

3) Sur radio BFM, un associé d'Ernst & Young (qui a pour client la Société Générale), Alexis Karklins, est régulièrement invité au 9 10 de Stéphane Soumier.

Il est responsable mondial du département "Valuation & Business Modelling" et semble être un grand théoricien.

Aux côtés de chefs d'entreprise qui n'ont peut-être pas que ça à faire, on peut se poser la question de l'opportunité dans un emploi du temps théoriquement chargé de ne pas consacrer régulièrement 2 heures (l'heure de l'émission plus les trajets) de son temps à son entreprise ou ses dossiers.

Surtout lorsqu'à posteriori on se rend compte, comme dans le cas de la Société Générale et des ses commissaires aux comptes, que les heures passées ne sont pas suffisantes pour détecter de telles défaillances pourtant permanentes. En 2007, 14 millions d'euros ont été versés à Ernst & Young à titre d'honoraires, d'après le document de référence 2008 de la Société Générale.

Sans doute que les cabinets de commissariats aux comptes ont compris qu'au delà des travaux fastidieux de contrôle à mettre en oeuvre, il est essentiel dans le monde de l'image dans lequel nous sommes de travailler cet aspect.

Est-ce que cette proximité entre médias et acteurs d'affaires à scandale ne représente pas le risque par exemple que certains aspects soient moins couverts ? Que la mise en cause de certains acteurs soit atténuée ou même absente ?

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12 novembre 2008

Article du Canard Enchaîné "Les 3 milliards de Kerviel que personne n'a vus passer" par Hervé Martin

Dans son édition hebdomadaire du 12 novembre 2008, Le Canard Enchaîné publie, par la plume d'Hervé Martin un court article intitulé "Les 3 milliards de Kerviel que personne n'a vus passer".

L'article commence sur des bases fragiles. En effet, deuxième phrase "Au cours du seul mois de janvier 2008, bien avant que le scandale n'éclate".

Vu que le scandale a été découvert le samedi 19 janvier 2008, la phrase est quelque peu excessive dirons-nous.

L'article appuie ses "révélations" à partir des 222 pages du rapport rédigé en mars 2008 par la Commission Bancaire (merci à la Commission Bancaire de participer à la transparence financière tant prônée en mettant ce rapport en ligne, afin que ce ne soit pas uniquement les journalistes avec carte de presse et copinage avec sources divers et variées qui y aient accès, directement ou indirectement cas très probable du canard) dont les conclusions ont servi à motiver l'amende de 4 millions d'euros infligée à la Société Générale le 4 juillet dernier.

Tout cela n'est pas récent par conséquent.

De quels 3 milliards s'agit-il ?

D'après l'article, il s'agit d"opérations hors normes", "cinq versement supérieurs à 500 millions d'euros". Qui seraient quotidiens. Qui auraient servi à "couvrir les transactions de Jérôme Kerviel".

Versés à qui ? L'article n'est pas assez précis sur le sujet.

La plus grande partie des opérations non-autorisées ayant été des futures échangés sur le marché Eurex, et comme le montrait déjà le rapport de l'Inspection de la Société Générale, de tels montants correspondent sans doute aux appels de marge (et dépôts de garantie) versés à Eurex par l'intermédiaire de Fimat Francfort. Les graphes d'appels de marge cumulés et quotidiens des pages 53 et 54 du rapport de mai 2008 montrent bien que les sommes atteignent début janvier 2008 3 milliards d'euros.

C'est la même problématique déjà mise en évidence dans mon livre sur le déboursement fin juin 2007 déjà vis-à-vis d'Eurex de 2 milliards d'euros en appels de marge cumulés rien que pour les opérations non-autorisées de JK, montant qui serait passé inaperçu lui aussi. Et ce n'était pas à quelques jours de la découverte du pot-aux-roses, mais des mois avant !

Le thème évoqué par le titre de l'article n'occupe d'ailleurs qu'une faible partie, puisque dans la suite l'article parcourt d'autres thèmes, la connaissance des faits par les responsables hiérarchiques, la trésorerie de 1,4 milliards d'euros fin 2007 qui aurait permis de financer d'autres traders, le dépassement fréquent des limites d'engagement, les alertes Eurex.

Sur le fond, les thèmes abordés sont pertinents et augmentent le niveau de responsabilité de la Société Générale dans cette affaire.

A suivre ...

03 novembre 2008

Université Paris Dauphine Lundi 3 novembre 16H30 Avant la leçon Bouton

Université Dauphine Lundi 3 novembre 16H30

Une demi-heure de distribution de tract promotionnel devant le perron de l'Université.

"Vous allez voir M. Bouton ?", un tract distribué par ci, un tract distribué par là.

Ayant découvert que le Président Daniel Bouton allait donner une "leçon inaugurale" à l'Université Paris Dauphine sur le thème "La banque d'investissement et de marché et la crise financière", et travaillant pas très loin, je décidai de faire une petite séance promotionnelle de mon livre.

Aucune intention de perturber la conférence elle-même, seuls les étudiants et professeurs étant "cordialement invités".

Le matin même, j'obtins une explication sur la présence de Daniel Bouton à Dauphine. La promotion 2008-2009 du Master 2 "Banque d'investissement et de marché" BIM qui organise cette leçon est parrainée par M. Bouton.

La fraude à la Société Générale avait pourtant éclaté, il serait intéressant de savoir ce qu'en ont pensé certains étudiants de ce choix pour le moins surprenant.

Alors pour repérer les organisateurs rien de plus facile : jeunes et en costards cravate.

D'ailleurs l'un deux, vers 16h45 entame la discussion. Il me dit rapidement qu'il "travaille" pour M. Bouton, et me glisse qu'il serait souhaitable que je me déplace un peu plus loin. Je rétorque en disant que je me trouve déjà en dehors de l'université. Il n'insiste pas et me dit que M. Bouton passera par une autre entrée, ce dont je ne doutais pas, mon but n'étant pas de faire un coucou à M. Bouton quoi qu'il en soit, mais de promouvoir mon livre.

Le nombre d'étudiants allant à la "leçon Bouton" s'intensifie.

16h55, il ne me reste plus grand chose en tracts. Un vigile sort de l'université. Ah, est-ce que c'est pour moi ?

Alors un autre costard cravate vient me parler. Il me demande de ne pas faire de vagues, je lui dis que justement j'ai fini et que je m'en vais. J'ai quitté mon travail pour faire cette petite séance de promotion et j'avais prévu de partir à 17h.

On discute un peu, à l'écart. J'aperçois alors l'autre costard cravate. Surprise, ce dernier vient accueillir M. Daniel Bouton, très ponctuel.

Un peu tendu lorsque mon interlocuteur se rend compte que je regarde M. Bouton, me dit "vous n'allez pas ? ...".

Non, pas d'inquiétude.

Sur ce, je dis au revoir à l'Université Paris Dauphine. La conférence est en cours.

Tract distribué à l'Université Paris Dauphine le lundi 3 novembre

POUR PRéPARER LA LEçON INAUGURALE DE CE JOUR

Pour préparer la leçon inaugurale "La banque d'investissement et de marché et la crise financière" du lundi 3 novembre à 17 Heures.

Un livre d'investigation : Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête

Ou comment comprendre :

- que 2 milliards d'euros d'appels de marge (fin juin 2007) passent inaperçus à tous les étages.

Alors pourquoi ne pas poser la question sur le thème Banque d'investissement et de marché et procédures d'alarmes lorsqu'un particulier présente un découvert de 100 euros sur son compte en banque.

- que les comptes publiés tout le long de l'année 2007 étaient faux, avec une mention spéciale au 30 juin 2007 avec une perte d'environ 2 milliards d'euros non comptabilisée.

Alors pourquoi ne pas poser la question sur le thème Banque d'investissement et de marché et qualité du processus d'établissement des états financiers.

- que les comptes 2007 ont été certifiés en incluant l'impact de 6,4 milliards d'euros de perte sur des opérations de marché relatives à 2008.

Alors pourquoi ne pas poser la question sur le thème Banque d'investissement et de marché et possibilité par les dirigeants d'une banque et ses commissaires aux comptes de certifier à leur guise des comptes sous couvert d'une crise.

- que le Directeur Financier dont les services (trésorerie, comptabilité) n'ont rien vu sur plusieurs mois puisse être promu Directeur Général.

Alors pourquoi ne pas poser la question sur le thème Banque d'investissement et de marché et promotion par la crise.

- que les paramètres publiés du débouclage ayant conduit fin janvier 2008 à la perte de trading la plus importante jamais causée suite à une fraude présumée n'étaient pas exacts. On sait d'ores et déjà que le débouclage n'a pas été accompli sur les 3 jours annoncés. D'autres incohérences demeurent.

Alors pourquoi ne pas poser la question sur le thème Banque d'investissement et de marché et pertinence de la communication en cas de crise.

Plein d'autres choses encore sur le service des risques, le contrôle opérationnel, les alertes etc...

Vous souhaitant une leçon très enrichissante.

Sur le blog http://olivierfluke.canalblog.com/

Posté par Olivier Fluke à 17:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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