Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête Livre

Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête. Des inédits sur les commissaires aux comptes, sur les comptes, sur le contrôle interne, sur les chiffres de la fraude. Livre en vente sur Amazon.

22 janvier 2009

Interviews non-autorisées de Jérôme Kerviel dans Le Parisien. Technicité de l'affaire, les 49 milliards d'engagement, le système

21 janvier 2009, Jérôme Kerviel est convoqué pour une possible dernière audition par les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset. Les avocats de l'ancien trader de la Société Générale espèrent une poursuite de l'enquête.

Le même jour, Le Parisien publie plusieurs articles dont des extraits d'interviews de Jérôme Kerviel réalisés par les journalistes Elizabeth Fleury et François Vignolle.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-confessions-de-l-ex-trader-de-la-societe-generale-22-01-2009-382473.php

Les journalistes auraient rencontré le trader à 6 reprises entre mi-novembre et mi-décembre 2008, les extraits reprendraient le contenu de ces entretiens.

Problème, le trader dément sur RTL avoir donné de tels propos. Il n'aurait jamais donné d'interview au journal Le Parisien, les propos auraient été tenus de manière "privés".

Parmi les propos qu'il aurait tenus : "La difficulté dans cette affaire, c'est son aspect technique. Pour comprendre qui savait quoi et comment les contrôles devaient fonctionner, il est nécessaire de faire un gros effort d'analyse technique."

Je suis bien d'accord, et la présentation de mon livre en quatrième de couverture est sans ambiguïté, le livre n'est pas un livre pour le grand-public, qui lui peut se contenter de photos dans Voici et Gala. "Le lecteur averti ...pourra acquérir une compréhension précise de ce qui s'est passé, alors qu'il s'agit d'une affaire techniquement complexe".

Précise au sens où par exemple il convient de bien comprendre les chiffres et les termes financiers, d'autres ouvrages parus sur le sujet les ayant manipulés avec de trop nombreuses erreurs.

Néanmoins je n'ai pu prétendre atteindre dans mon travail un niveau satisfaisant de précision que sur les éléments en ma disposition.

Pour aller plus loin, il aurait fallu que je puisse intervenir en tant qu'auditeur interne sur une période de 15 jours par exemple avec accès à toutes les informations. Il aurait alors été envisageable de prétendre atteindre une niveau satisfaisant de compréhension sur "qui savait quoi et comment les contrôles devaient fonctionner". Même pas en rêve.

Dans un autre article publié par Le Parisien http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-mobile-de-jerome-kerviel-reste-obscur-22-01-2009-382475.php, un des avocats de la Société Générale, Maître Jean Veil, donne la bonne parole de la banque.

"Dans les quinze premiers jours de janvier 2008, les positions de Jérôme Kerviel représentent, au total, 48 milliards d'euros. Le jour où ses supérieurs le convoquent, alors quil sait quil va être pris, il continue à prendre des risques et engage, sur les marchés, 800 millions deuros supplémentaires."

L'addition s'il vous plaît ! Cela fait 49 milliards d'euros. Cela a été, de manière invariable, le montant communiqué par la Société Générale des engagements pris en janvier 2008 par le trader.

Mes travaux ont démontré que le montant des engagements s'élevait en fait à 52 milliards d'euros, mon livre le révèle.

Peine perdue, l'histoire retiendra ces 49 qui sont faux.

La Société Générale était le dépositaire d'un contrôle interne soi-disant adapté qui s'est révélé particulièrement défaillant.

Je retiendrai donc à nouveau de ce scandale, que les systèmes mis en place par les dirigeants, qu'ils soient politiques ou bien financiers, présentent une capacité de résistance inouïe, qui permet à leurs architectes de poursuivre leurs bonnes actions comme si de rien n'était.

Jérôme Kerviel devrait plonger, mais pas le système (tout va bien dans le meilleur des mondes dixit notre document de référence validé par nos commissaires aux comptes et la commission bancaire qui veille à ce que tout aille bien) qui n'a rien vu pendant près d'un an.

Bernard Madoff devrait plonger, mais pas le système (des commissionnaires de tous bord, gestionnaires, dépositaires, conseillers, la SEC bien sûr) qui lui a permis de prospérer et qui lui aussi a défailli.

L'affaire Enron avait abouti à la chute d'Arthur Andersen, preuve qu'un acteur important du système peut lui aussi être atteint néanmoins. Idem pour Lehman Brothers.

Mais que le Président de la Société Générale Daniel Bouton le soit encore et que le Directeur Financier au moment des faits Frédéric Oudéa puisse être promu Directeur Général ... une potion bien indigeste...



15 janvier 2009

UBS et HSBC, dépositaires de fonds Madoff, attaqués en justice. Mais qui était dépositaire du contrôle interne à la Sogé ?

UBS et HSBC, dépositaires de fonds Madoff, attaqués en justice. Mais qui était dépositaire du contrôle interne à la Société Générale ?

Dès le 22 décembre 2008, Le Figaro, dans un article intitulé "Les banques UBS et HSBC se retrouvent sur la sellette", pose la question de la responsabilité des banques dépositaires des fonds Luxalpha et Thema International Funds, deux Sicav luxembourgeoises et irlandaises dont les pays de référence ont adopté la directive européenne sur les OPCVM.

http://www.lefigaro.fr/placement/2008/12/22/05006-20081222ARTFIG00235-les-banques-ubs-et-hsbc-se-retrouvent-sur-la-sellette-.php

La Directive 85/611/CEE du 20 décembre 1985 sur les OPCVM indique que la garde des actifs est confiée à un dépositaire qui est responsable de tout préjudice subi par les participants résultant de l'inexécution ou de la mauvaise exécution de ses obligations. Parmi ses obligations, il revient au dépositaire de s'assurer que les produits du fonds sont affectés conformément à la loi et au règlement du fonds et que dans les opérations portant sur les actifs du fonds, la contrepartie lui est remise dans les délais d'usage.

Cela permet-il de trancher quant à la responsabilité d'une banque dépositaire lorsque le gestionnaire de l'OPCVM a investi dans des fonds frauduleux sans qu'aucune instance de régulation ou autre tiers ne soit au courant de la fraude ?

Ce n'est pas clair et ce sera aux tribunaux saisis de trancher.

Pourtant, le communiqué de presse du 2 janvier 2009 de la CSSF (équivalent au Luxembourg de la SEC aux Etats-Unis et de l'AMF en France) martèle que "lorsque des actifs d'un fonds sont déposés par la banque dépositaire auprès d'un tiers, ces dépôts se font sous la responsabilité de suivi et de supervision de la banque dépositaire, ce qui implique que le dépositaire doit savoir à tout moment de quelle façon les actifs du fonds d'investissement sont investis et où et comment ces actifs sont disponibles."

UBS et HSBC ont dû avoir quelques sueurs froides à la lecture de ce communiqué tranchant.

Je suis tombé sur un exemple d'OPCVM qui ne va pas arranger les affaires d'HSBC par exemple. La situation financière du Fonds Commun de Placement ModValor à fin novembre 2008 montre que le FCP est profilé prudent. La preuve qu'il est prudent, il détient fin novembre 2008 14,8% de Luxalpha American Select, OPC de droit luxembourgeois. Caractéristique de l'OPC ? Diversifié à l'international à dominante de taux. Sous-entendu lorsqu'on parle de produit de taux, sans risque.

Quant on sait que Luxalpha faisait du Madoff qui faisait (théoriquement) de l'arbitrage sur des actions et indices US, on croît rêver. Il faisait du 12% de rendement, mais façon Ponzi.

HSBC devra sûrement répondre de cela et de bien d'autres choses.

Bref, la boîte noire avait un joli paquet cadeau de couleur "sans risque", mais l'intérieur n'était pas reluisant : un schéma de Ponzi sauce Madoff.

Alors effectivement que les dépositaires rendent des comptes semble justifié, car il est trop facile d'empocher les commissions de toute sorte et de s'exonérer de toute responsabilité lorsque les choses tournent mal.

Sauf que cette problématique me fait curieusement penser à la Société Générale. Dans le rôle de Bernard Madoff qui a dissimulé les vraies opérations Jérôme Kerviel. Et dans le rôle du dépositaire du contrôle interne ? Le Président Directeur Général de la Société Générale au moment des faits, Daniel Bouton.

Les class actions en vigueur aux Etats-Unis n'apparaissent que plus pertinentes. D'ailleurs, pour avoir lu le détail de l'une d'entre elles, et comme je le faisais dans mon livre sur la fraude à la Société Générale (chapitre XI Le contrôle interne à la Société Générale), les avocats appuient leur exposé sur des extraits des documents de référence de la banque sur le contrôle interne, par exemple le rapport du Président sur le contrôle interne. Tout est sous contrôle, sauf que le contrôle interne a défailli !

De la même manière que la responsabilité du dépositaire des fonds Luxalpha et Thema International Funds, respectivement UBS et HSBC sont mis en cause gravement, les class actions devraient aboutir à ce que les dirigeants de la Société Générale soient gravement mis en cause par l'entremise de la défaillance du contrôle interne.

Et encore, en quoi UBS et HSBC auraient pu empêcher la fraude Madoff ? Sûrement plus difficilement que dans l'affaire de la Société Générale, alors qu'existaient plus de 90 alertes internes ainsi que des alertes externes critiques, en provenance d'Eurex notamment.

La Société Générale aurait donc tout intérêt à faire profil bas dans l'affaire Madoff, même si, et il convient de féliciter les équipes à l'origine de cette décision, la Société Générale est restée à l'écart des produits Madoff.

Jean de Belot défendait la Société Générale dans l'affaire Kerviel, il attaque UBS et HSBC dans l'affaire Madoff, dans une flagrante incohérence

Dans l'émission de BFM le 9-10 de Stéphane Soumier était à nouveau invité Jean de Belot, qui avait défendu la Société Générale dans l'affaire Kerviel. Jean de Belot Président d'Aria Partners, défend maintenant des investisseurs français qui ont perdu de l'argent en investissant dans les fonds Luxalpha et Thema International Funds; Jean de Belot met en cause la responsabilité des banques dépositaires, UBS et HSBC.

Stéphane Soumier pose la question "on peut pas évoquer un accident ? c'est pénal c'est criminel"

Jean de Belot réplique "mais attendez vous avez 2 solutions, où vous passez par un système dans lequel vous êtes sous régulation et c'est votre engagement, UBS c'est pas des gens qui ont commencé à faire de la banque hier matin ..".

La Société Générale non plus ce ne sont pas des gens qui ont commencé à faire de la banque hier matin.

Et dans le document de référence 2007 de la Société Générale, le rapport du Président sur le contrôle interne fait 10 pages. 10 pages dans lesquelles il n'est pas fait mention d'un problème fiabilité du contrôle interne de la banque.

Quelques extraits :

"Près de 2000 collaborateurs sont dédiés à la maîtrise et au contrôle permanent des risques."

"La Société Générale consacre des ressources très importantes à l'adaptation des moyens de gestion et de suivi des risques du Groupe. En particulier, les systèmes d'information sont continuellement adaptés aux évolutions des produits traités et des techniques de gestion du risque associés".

On a pu constater que tel n'était pas le cas au regard des chantiers de mise à niveau mis en place postérieurement à la fraude et supervisés par PWC.

La Société Générale, par son Président, s'engageait donc, en décrivant de manière aussi consensuelle le contrôle interne, sans en indiquer les faiblesses, à garantir que le contrôle interne était bien en place.

Or, il a largement défailli, comme mon livre l'a démontré, et comme de nombreux observateurs (journalistes, professionnels) l'ont affirmé également.

C'est marrant, ce conseiller de la Société Générale, Jean de Belot, ne mettait pas en cause la responsabilité de la Société Générale dans l'affaire Kerviel, se concentrant sur le trader, alors que le Président du Conseil d'administration de la banque était le garant du contrôle interne.

La question de l'honnêteté intellectuelle ne se pose-t-elle pas ?

Posté par Olivier Fluke à 11:10 - Madoff - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2009

Madoff : Les vaines démarches de Harry Markopolos à la SEC

Revue du contenu de la plainte déposée fin 2005 par Harry Markopolos à la SEC : lien avec l'affaire Société Générale Kerviel et autres remarques

Dans un article du Wall Street Journal du 18 décembre 2008 intitulé "Madoff Misled SEC in 2006", traduction Madoff a balladé la SEC en 2006, on apprend comment un "whistleblower" ou dénonciateur, Harry Markopolos, a tenté d'expliquer à la Security and Exchange Commission que l'entreprise Madoff était une gigantesque fraude.

http://online.wsj.com/article/SB122956182184616625.html

29 "red flags" ou alertes sont ainsi mises en avant dans les 19 pages de son réquisitoire qu'il a rédigées fin 2005. Le titre est sans équivoque "The World's Largest Hedge Fund is a Fraud", le Hedge Fund le plus important au monde est une fraude.

http://online.wsj.com/documents/Madoff_SECdocs_20081217.pdf

Début 2006 la SEC ouvre une enquête qu'elle clôt fin 2007. Entre-temps, la SEC a bien trouvé des choses à redire sur l'entreprise Madoff et les fonds Fairfield : la nature de la stratégie Madoff n'était pas claire, rétention d'information sur certains comptes clients, absence d'information aux investisseurs dans Fairfield selon laquelle Madoff était le conseiller en investissement. Enfin Madoff n'a pas respecté l'obligation de s'enregistrer à la SEC alors qu'il avait bien plus que 15 clients.

Des violations pas suffisantes selon la SEC pour aller plus loin dans l'enquête.

http://online.wsj.com/documents/Madoff_2005SECdoc_20081217.pdf

Même si des démarches similaires sont vaines, il convient de féliciter Monsieur Markopolos pour la pertinence de son propos et sa persévérance. Il avait démarré ses échanges avec la SEC en 2000 et il ne s'était pas arrêté aux conclusions de la SEC de 2007 en remettant une couche en avril 2008 auprès du bureau de la SEC à Boston.

Dans un mail adressé à la SEC, il indique notamment qu'un investisseur s'est brutalement désengagé de Madoff car il s'était rendu compte que des transactions qui devaient avoir été effectuées sur son compte ne l'étaient pas.

http://online.wsj.com/documents/Madoff_AprilSECdoc_20081217.pdf

A la moindre alerte d'une telle sorte un investisseur ne devrait-il pas partir en courant ? Ou bien lorsqu'un écart non expliqué reste non apuré ? Ou bien lorsque des explications sont peu convaincantes, voire mensongères, voire de mauvaise foi ?

Cela rappelle un peu les nombreuses alertes internes ou externes (Eurex) qui ont été mis à la connaissance de nombreux salariés à haute responsabilité ou non à la Société Générale sans que les opérations dissimulées de manière répétée de plusieurs dizaines de milliards d'euros de Jérôme Kerviel dans l'affaire de la fraude à la Société Générale ne puissent être mises à jour.

Au pays des aveugles les borgnes sont rois.

La SEC avait alors auditionné Madoff et un assistant. Jérôme Kerviel également avait dû répondre au contrôle interne et aux questions d'Eurex.

Il semble facile d'embrouiller, à des dizaines de milliards d'euros ou de dollars près.

Quel a été le raisonnement de Markopols pour parvenir aux conclusions que nous connaissons fin 2008 ?

Harry Markopolos n'était pas un insider mais il travaillait pour la concurrence, concurrence qui se demandait comment Madoff faisait pour, mois après mois, annoncer des rendements en moyenne de 12% sans que les soubresauts du marché ne perturbe cette machine apparemment sans faille.

Dans une logique inversée, Markopolos est parti des résultats, et, en appliquant la stratégie d'investissement de Madoff (i.e des arbitrages sur des actions du S&P 100 et sur des options de l'index), en a conclu que l'entreprise Madoff ne pouvait être qu'une fraude.

Tous les paramètres étaient incohérents entre eux : taille supposée des actifs gérés par Madoff, nature des instruments financiers utilisés pour générer le rendement, rendements affichés, volumes échangés sur les marchés des instruments financiers concernés, business model (se rémunérer non pas par des commissions de gestion mais par des commissions sur les transactions effectués).

Cela me rappelle curieusement la démarche appliquée dans mon livre Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête et qui a abouti à démontrer que la taille des engagements pris par Jérôme Kerviel en janvier 2008 n'était pas de 49 milliards d'euros mais de 52 milliards d'euros. A 3 milliards d'euros près, une broutille. Passons.

En moyenne Madoff offrait aux investisseurs 12% de rendement. Sauf qu'en milieu de chaîne se trouvent les fonds de fonds (Fairfield, Tremont, Access) qui eux se prennent théoriquement 1% de commission de gestion et 3 % de commission de performance (20% de 15 %, pour parvenir à 12%). Cela fait une moyenne théorique de 16 % de rendement à assurer mois après mois. Délirant au regard de la stratégie utilisée.

Accessoirement, Markopolos se dit qu'en fait Madoff emprunte à 16% puisqu'il fournit du 16% pour de l'argent qu'il reçoit.

Comment Madoff parviendrait-il à générer des commissions sur les seules transactions effectuées qui soient substantielles par rapport au 4 % qui rémunèrent les Fonds de fonds intermédiaires ?

Toutes les 29 alertes ne sont pas pertinentes, comme la 25 qui consiste à rappeler les liens entre Madoff et le NASDAQ puis d'affirmer que le NASDAQ n'a pas une bonne réputation en tant que régulateur de marché.

Néanmoins sans preuve, sans témoignage d'insider, il avait raison sur le fond.

Dans mon premier livre "Tsunami L'article sur l'ONG n'aura pas lieu", j'étais parvenu à démontrer, sans bouger de ma chaise, sans insider (sur ce point là en tout cas) à démontrer la forte présomption que l'ONG Planète Urgence avait menti sur la réalisation d'un projet en Indonésie, qu'elle annonçait royalement terminé au bout de 3 mois. Il n'en était rien.

Imaginez sur place. Imaginez ce que les collaborateurs de Bernard Madoff ne pouvaient ignorer.

Mais surtout, un peu de bon sens et quelques questions parfois pertinentes (parfois moins) peuvent permettre de mettre le doigt là où cela peut chauffer.

Dans l'affaire de la fraude à la Société Générale, n'oubliez pas que des zones d'ombre demeurent sans réponse, je pense notamment :

- à la problématique de qui a bénéficié des pertes générées par le débouclage fin janvier 2008 ? Avec l'existence d'ordres hors marché (OTC, qui font également partie du réquisitoire de Markopolos), quelles révélations embarrassantes pour les uns ou pour les autres pourraient surgir ?

- au graphe des appels de marge cumulés avec Fimat Francfort, qui montre qu'en juillet 2007 la baisse des marchés a eu autant d'impact à la baisse sur les appels de marge de la Société Générale toute seule qu'à la hausse sur ceux générés par les positions non autorisées de 30 milliards d'euros de Jérôme Kerviel ? Qui peut répondre à cette question ?

Posté par Olivier Fluke à 18:19 - Madoff - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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