27 octobre 2008
CE QUE VOUS AURIEZ COMPRIS AVANT SI ...
Ce que vous auriez appris et compris AVANT les autres en lisant Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête par Olivier Fluke, ... et ce n'est pas fini ... 1) Sur les appels de marge La première édition (début mai 2008), en page 69 : "Le principe consiste à compenser quotidiennement par la « variation margin » les gains ou les pertes qui proviennent des fluctuations de prix des positions ouvertes. Celui qui possède une position longue achetée à un prix inférieur au « daily settlement price » est crédité de la différence, alors que le propriétaire de la position courte conséquente doit régler la différence. ... Dans ces conditions, on comprend qu'au 30 juin 2007 les positions courtes de Jérôme Kerviel étant perdantes de 2 milliards d'euros, l'application de cette procédure aurait dû générer un appel de marge d'autant." Confirmation dans le deuxième rapport de la mission Green publié fin mai 2008 en page 54, un graphe montre que les appels de marge cumulés versés par la SG à FIMAT Francfort sont négatifs de 2 milliards d'euros environ fin juin 2007. 2) Sur le fait que les comptes intermédiaires 2007 étaient faux En première édition (page 103 et 104) : "Et pourtant les comptes au 30 juin 2007 étaient faux de près de deux milliards d'euros ! ... La dissimulation de la perte de près de 2 milliards d’euros au 30 juin 2007 ayant réussi, les comptes au 30 juin 2007 sont surévalués d’autant." Les médias comprennent cela au moment de la présentation par la Société Générale de ses comptes semestriels 2008 : Exemple article dans Libération le 7 août 2008 "Même les comptables sont affectés par les conséquences de l'affaire Kerviel. Au 30 juin, Kerviel perdait 2 milliards d'euros."
3) Sur le fait que les données chiffrées du débouclage par la Société Générale des positions de Jérôme Kerviel soient incohérentes En première et deuxième édition (page 89) :
"Il y a forcément un des paramètres qui cloche. Lequel ?
Dans la note explicative du 27 janvier 2008, la Société Générale indique que le détail des positions et des opérations de débouclage a été transmis aux commissaires aux comptes. La probabilité que les chiffres publiés ne correspondent pas à la réalité est donc faible.
Et pourtant. Notre calcul met bien en évidence une incohérence entre les différents paramètres."
En page 94, "
Est-ce que des transactions hors marché ont été effectuées avec une contrepartie connue, à des cours inférieurs à ceux du marché ? Ou bien est-ce que les pourcentages d’échanges publiés ne tiennent pas compte de transactions qui auraient été effectuées hors marché ?"
En page 95, " Le service presse de la SG CIB m’a affirmé qu’il n’y avait pas eu de débouclage hors-marché."
En conclusion du livre, " L’étude des paramètres de débouclage les 21 22 et 23 janvier 2008 par la banque des positions prises en 2008 par Jérôme Kerviel montre une incohérence entre les données chiffrées présentées par la Société Générale : pourcentages des volumes échangés inférieurs à 8 %, nominal de 49 milliards d'euros, perte générée de 6,4 milliards d'euros. La Société Générale aurait-elle débouclé du 21 au 23 janvier 2008 une partie des positions du trader en passant par des transactions hors marché, moins visibles, mais avec une décote ? Quel investisseur institutionnel en aurait sciemment bénéficié ? Le service presse de la Société Générale affirme que non. Il est plus probable que le nominal annoncé de 49 milliards d’euros soit le nominal net au 18 janvier 2008, le nominal brut s’élèverait selon mes estimations à 51,8 milliards d’euros."
Or qu'apprend-on de la part des nouveaux avocats de Jérôme Kerviel, dans une interview de Caroline Wassermann dans L'Expansion le 17 octobre 2008 : "Par ailleurs, la défense ne comprend pas la raison pour laquelle la banque a annoncé que ce débouclage avait duré 3 jours alors qu'il a duré 5 jours. Première inexactitude." Les paramètres de débouclage annoncés par la Société Générale et validés par les commissaires aux comptes ne correspondaient pas à la réalité. Mon livre était le seul à s'être penché sur la question et à montrer l'incohérence des données publiées sur la plus importante fraude de l'histoire du trading. De plus, dans l'affaire de la perte de 750 millions d'euros aux Caisses d'Epargne, qu'apprend-on dans le Nouvel Observateur du 22 octobre 2008 ? "Mais pour sortir de cette opération de trading, les Caisses d'épargne doivent trouver, sur le marché, des contreparties acceptant de reprendre ses positions malencontreuses. Opération qui se fait de gré à gré. "Dans un marché totalement mort, deux banques, toutes deux très fortes dans les produits dérivés, sont en mesure de reprendre ses positions : BNP Paribas, et la Société Générale", explique une source bancaire. " L'hypothèse d'une partie du débouclage hors-marché était formulée de manière inédite dans mon livre. Cette hypothèse sera-t-elle confirmée ? La vérité sur les chiffres réels du débouclage n'est pas encore connue. Mes travaux ont eu pour but de s'en rapprocher. 4) Sur le fait d'avoir été le seul à creuser les thèmes de la comptabilité, des commissaires aux comptes, du débouclage Les nouveaux avocats de Jérôme Kerviel se sont également penchés sur le sujet à partir d'août 2008. Ils sont d'ailleurs parvenus à ce que les commissaires aux comptes Deloitte et Ernst & Young soient confrontés à la défense au cours de plusieurs auditions au mois d'octobre 2008. 5) Pour faire court ... En couverture de mon livre :" De nombreuses zones d'ombre demeurent. Les faits, les incohérences." Dans une interview au site internet de l'hebdomadaire Challenges, vendredi 25 juillet, Me Bernard Benaïem, l'un des avocats de Jérôme Kerviel, affirme "Et aujourd ombre demeurent du côté de la Société Générale", évoquant notamment le débouclage. N'hésitez pas à réagir sur le blog ou à olivierfluke@yahoo.fr
17 juillet 2008
La deuxième édition est en ligne sur Amazon !
C'est le seul livre, parmi les 4 édités (voir rubrique Autres Livres) jusqu'à présent, à :
- se concentrer sur la compréhension de la fraude et sur des aspects techniques très peu abordés dans les autres ouvrages (comptabilité, contrôle interne) ; les subprimes, le profil psychologique de Jérôme Kerviel et sa comparaison à un acteur d'Hollywood ne font pas partie de cette enquête 100 % technique ;
- à challenger les informations rendues publiques par la Société Générale, comme par exemple les données chiffrées du débouclage des opérations ;
- la revue des autres livres montre des erreurs de compréhension technique ou des imprécisions quant à la technicité de la fraude.
30 mai 2008
Fraude à la Société Générale ? Deuxième édition bientôt disponible
Fraud at the Société Générale ? Second edition available soon.
For english please use translator tool.
Une deuxième édition de 174 pages bientôt en vente sur Amazon intègre les analyses effectuées à partir des rapports publiés par la Société Générale le 23 mai 2008.
De nombreuses zones d'ombre sont maintenues :
- ce qui a permis de détecter la fraude fin décembre 2007 (les calculs réglementaires de solvabilité) aurait dû le permettre également fin juin 2007 ;
- l'analyse de la connaissance par la hiérarchie du trader de ses activités dissimulées ;
- l'analyse dès la première édition que les appels de trésorerie des opérations du trader cumulaient près de 2 milliards d'euros au 30 juin 2007 sans qu'aucune détection n'ait eu lieu.
Les principaux aspects inédits peu ou pas abordés en dehors de cet ouvrage sont maintenus :
- la mise en évidence que les comptes au 30 juin 2007 étaient faux de 2 milliards d'euros, avec toutes les incidences que cela comporte ;
- les comptes 2007 certifiés par les commissaires aux comptes sont faux de 6 milliards d'euros, en raison de la comptabilisation en 2007 des opérations de 2008 ;
- la mise en évidence de la responsabilité du Président de la Société Générale en rapport avec la défaillance du contrôle interne opérationnel par le document de référence de la Société Générale sur le contrôle interne.
Une nouvelle zone d'ombre est mise en évidence grâce au rapport de l'Inspection Générale du 23 mai 2008 :
Elle concerne encore les appels de marge cumulés. L'incohérence soulevée pourrait contredire la version de la Société Générale selon laquelle des positions directionnelles significatives ne sont pas prises au sein du Groupe.
