29 septembre 2008
Première édition (162 pages) épuisée, seule la deuxième édition (174 pages) est disponible sur Amazon
First edition of the book 'Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête' solded out. Second edition only available at Amazon.com. La première édition du livre "Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête" 162 pages est épuisée. Seule la deuxième édition, 174 pages, est maintenant disponible sur le site Amazon. Lien http://www.amazon.fr/Soci%C3%A9t%C3%A9-G%C3%A9n%C3%A9rale-Compl%C3%A9ments-denqu%C3%AAte-Deuxi%C3%A8me/dp/2952977925/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1222684027&sr=8-1 Cette deuxième édition, disponible depuis la mi-juillet 2008, comporte des améliorations par rapport à la première édition, notamment par l'intégration des analyses et constats issus de la publication fin mai 2008 par la Société Générale des rapports sur la fraude. Néanmoins, ceux qui ont acheté la première édition peuvent se contenter des informations disponibles sur ce blog et de l'article "Les incohérences de l'été 2007" publié sur la site sauvezkerviel lien http://sauvezkerviel.canalblog.com/archives/p6-6.html. La nouvelle stratégie de défense des avocats de Jérôme Kerviel fait porter l'attention sur des thèmes développés dans mon enquête, à savoir le débouclage des opérations dissimulées, les commissaires aux comptes et la comptabilité. L'aspect trésorerie (appels de marge) de l'été 2007 mériterait également d'être étudiée de près par les juges. Affaire à suivre ...
06 septembre 2008
Nouvelle stratégie de défense des avocats de JK : 3) sur l'implication des commissaires aux comptes
New strategy defence from the Jerome Kerviel lawyers : 3) on the involvement of Auditors
C'est à l'occasion de la confrontation le 3 septembre 2008 entre Jérôme Kerviel et son assistant Thomas Mougard dans le bureau des juges François Desset et Renaud Van Ruymbeke que les avocats de Jérôme Kerviel annoncent des précisions sur la stratégie de défense adoptée.
3) sur l'implication des commissaires aux comptes
"Nous avons des choses à leur faire demander, à leur faire dire et des vérifications à faire sur la comptabilité de la Société générale, qui à notre sens pose un certain nombre de difficultés", selon Me Benaiem, avocat de Jérôme Kerviel.
Dans l'article de Mathieu Delahousse du Figaro du 4 septembre 2008 "Kerviel et son assistant font front commun", "Des éclaircissements sont encore nécessaires pour expliquer les différences entre la trésorerie du trader, la comptabilité enregistrée et les sommes faisant l'objet de contrôle par les instances de la banque."
Ah ! Enfin ! La problématique des commissaires aux comptes dans cette affaire. C'est à se demander si les avocats du trader n'ont pas lu mon livre, puisque c'est le seul ouvrage à développer cette problématique.
A mon sens, la responsabilité des commissaires aux comptes est à rechercher sous l'angle du processus de certification des états financiers, que la Direction Financière met en place, et sur laquelle les commissaires aux comptes sont censés émettre une opinion sur sa fiabilité.
Fiabilité qui s'est avérée inconsistante au regard des comptes 2007 publiés.
Sous l'angle des contrôles, possible que si les commissaires aux comptes avaient voulu comprendre (mais c'est déjà le travail de la Direction financière n'est-ce pas ?) au 30 juin 2007 le niveau de trésorerie de la Société Générale au 30 juin 2007, dégradé de 2 milliards d'euros par les seules opérations de JK, ils auraient alors pu identifier le problème.
A 2 milliards d'euros près tout semble aller bien donc.
05 septembre 2008
Nouvelle stratégie de défense des avocats de JK : 2) sur le débouclage des positions entre le 21 et le 23 janvier 2008
New strategy defence from the Jerome Kerviel lawyers : 2) on the unwinding of positions between 21 and January 23, 2008 3) on the involvement of Auditors
C'est à l'occasion de la confrontation le 3 septembre 2008 entre Jérôme Kerviel et son assistant Thomas Mougard dans le bureau des juges François Desset et Renaud Van Ruymbeke que les avocats de Jérôme Kerviel annoncent des précisions sur la stratégie de défense adoptée.
2) sur le débouclage des positions entre le 21 et le 23 janvier 2008
À l'issue d'une confrontation avec l'ancien assistant du trader, les avocats de JK demandent l'audition du salarié de la Société générale qui a débouclé ses positions fin janvier.
Jérôme Kerviel contesterait les conditions du débouclage. La perte aurait pu être limitée si le débouclage n'avait pas été entrepris à un moment où les marchés étaient défavorables.
Comme déjà développé dans le blog, les avocats de JK feraient mieux de chercher à savoir si le débouclage a eu lieu de manière vraiment transparente, sans avoir recours à des tiers conciliants moyennant contrepartie, en hors marché (OTC).
04 septembre 2008
Nouvelle stratégie de défense des avocats de JK : 1) sur la complicité de la hiérarchie du trader
New strategy defence from the Jerome Kerviel lawyers : 1) on the complicity of the hierarchy of trader (for english please use translation tools) C'est à l'occasion de la confrontation le 3 septembre 2008 entre Jérôme Kerviel et son assistant Thomas Mougard dans le bureau des juges François Desset et Renaud Van Ruymbeke que les avocats de Jérôme Kerviel annoncent des précisions sur la stratégie de défense adoptée. 1) sur la complicité de la hiérarchie du trader Un avocat du trader cite des échanges de mails entre des contrôleurs financiers de la banque qui démontreraient que le contrôle financier de la banque avait, au printemps 2007, eu connaissance du caractère fictif de certaines opérations financières de Jérôme Kerviel. Mon opinion, et les juges se sont déjà exprimés là-dessus, comme tout le monde à pu le lire dans les extraits des procès-verbaux publiés, c'est qu'il est très peu probable que sa hiérarchie puisse accepter de le laisser faire alors qu'au 30 juin 2007 les positions de JK étaient en perte de 2 milliards d'euros. Même si la hiérarchie directe se sentait prise au piège fin juin 2007, la situation s'étant améliorée l'été 2007, elle n'aurait pas pu selon toute vraisemblance accepter de renouveler un tel risque au troisième trimestre 2007. Extrait des procès-verbaux des auditions de Jérôme Kerviel à la brigade financière montrant l'opinion des enquêteurs sur le sujet : "- A supposer que vos positions importantes sur les futures aient été décelées par la SG entre début mars et fin juillet 2007, soit sur la période ou votre P & L est négatif avec un pic maximum de moins 2,5 milliards d'euros fin juillet 2007, quel aurait été votre système de défense? - Mes justifications auraient été les mêmes. L'espérance d'un retournement du marché. Cependant, je vous le répète, de mars à juillet ma hiérarchie a reçu un ensemble de warnings qui me laisse à penser que la taille de mes positions était connue. - Pourquoi dès lors les services de contrôle n'ont-ils pas cherché à vous stopper? - Cela les arrangeait de me laisser gagner de l'argent. - Vous ne répondez pas à ma question. Je vous parle de la période de mars à juillet 2007 où votre P & L est négatif? - En cas de découverte sur cette période, c'est toute l'équipe qui aurait été licenciée. Y compris mes supérieurs hiérarchiques en cascade. C'est d'ailleurs le cas aujourd'hui. Dans les deux cas, la Société générale a intérêt à fermer les yeux. Que je sois gagnant ou perdant. - Si tel est votre point de vue, cela signifie que vous aviez les coudées franches sans aucune limite? - D'une certaine façon. - Vous le pensez réellement? - Quoi qu'il en soit, je risquais dans un cas comme dans l'autre de perdre mon salaire si mes engagements étaient décelés. J'avais certes intérêt à dissimuler mes engagements vis-à-vis de mes supérieurs conscients du risque de ne plus avoir de job. Et ma hiérarchie avait intérêt quant à elle à ne rien dire pour les mêmes raisons. - Je ne suis pas de votre avis dans la mesure où votre hiérarchie avait tout intérêt à déceler au plus vite vos positions hors norme pour stopper, d'une part, ces positions importantes et, par ailleurs, les dommages collatéraux susceptibles d'atteindre vos supérieurs. Il est indéniable qu'ils auraient été eux-mêmes soumis à une série d'explications et de justifications sur les raisons de ce laisser-faire. Ce qui n'était pas dans leur intérêt. Qu'en pensez-vous? - Je ne sais pas. - Je pense que votre hiérarchie a tout intérêt dès février à vous stopper dans votre élan, c'est-à-dire dès que vos résultats sont négatifs. Que la seule raison pour laquelle cela ne s'est pas fait, c'est que vos manoeuvres (opérations fictives) sont suffisamment efficaces pour passer à travers tous les contrôles et qu'à ce moment, contrairement à vous, ils n'ont pas encore à craindre pour la perte de leur salaire et de leur poste. - Dès début avril, P. B. et M. R. sont avisés par mail du service comptable (...). La seule chose qui me soit dite est de me débrouiller pour régulariser. Ils n'interviennent pas. Les autres alertes qui leur parviennent par la suite ne les font pas réagir pour autant, c'est donc que cela les arrangeait. Au début comme à la fin de mes manoeuvres, ils n'ont pas voulu intervenir. Nous faisons eux et moi le même métier. Ils en connaissent les rouages." Fin des extraits. En revanche, comment croire que les alertes Eurex du mois de novembre 2007 n'aient pas permis à la hiérarchie d'être enfin au courant. Là, comme le résultat de JK, de 1,4 milliards d'euros, principalement acquis avant la fin du mois de novembre selon les rapports de l'inspection (graphe de P&L), est énorme, peut-être que la hiérarchie directe a fermé les yeux. Sachant qu'une citation du supérieur hiérarchique direct permet de comprendre que ce dernier connaissait au moins la trésorerie de 1,4 milliards d'euros dès le début du mois de janvier 2008. Mais, le 18 janvier 2008, d'autres services de la banque ont permis de découvrir la fraude. Or, à ce moment là, les positions de JK étaient en perte. Tout s'est alors arrêté.
03 septembre 2008
Article de Libération du 6 août 2008 "Kerviel bouleverse encore les comptes" par Nicolas Cori
Article in Libération, August 6 2008 "Kerviel still upsetting the financials", by Nicolas Cori (for english please use translation tools)
La présentation des comptes semestriels 2008 de la Société Générale a été l'occasion pour certains de se rendre compte que les comptes 2007 étaient erronés :
"Même les comptables sont affectés par les conséquences de l’affaire Kerviel. Comme l’ex-trader avait commencé à spéculer massivement au printemps 2007, il a fallu refaire tous les comptes de l’année dernière. En annexe, la Socgen a publié hier les «vrais» résultats trimestriels du deuxième trimestre 2007. Ce n’était pas 1,7 milliard d’euros de gains, déclarés à l’époque, mais 391 millions. Au 30 juin, Kerviel perdait 2 milliards d’euros. Avant de se refaire pendant l’été et de terminer l’année sur un gain de 1,5 milliard."
Début mai 2008, la première édition du livre "Fraude à la Société Générale ? Compléments d'enquête" montre que les semestriels 2007 étaient faux de 2 milliards d'euros ... Cette problématique comptable n'a pas été assez développée, au risque de me répéter ...